UN CHARLES LACROIX, VINGT FRANCHISÉS !
FranchiseAuteur :
Valérie Carreau
L’histoire commence alors que Charles Lacroix ramasse les verres et les couverts qui traînent sur les tables du restaurant où il travaille comme commis débarrasseur pour payer ses études.
À chaque instant qui s’offre à lui, il lève la tête vers un client souriant, puis s’arrête pour jaser un peu. Charles Lacroix adore bavarder avec la clientèle qui franchit les portes de l’établissement. Jamais il ne se fait prier pour échanger et rire, pour s’amuser avec les gens qui viennent faire un tour. « J’aimais avoir du fun », se souvient l’homme d’affaires. La bonne humeur du jeune homme qui rentre à la maison après une journée de travail est souvent palpable. Si bien que le monde autour l’encourage à envisager la restauration comme une avenue considérable. «T’as un don avec le public, lui lance, un jour, sa mère. « Pourquoi ne lancerais-tu pas ton propre restaurant ? Pourquoi ? Et puis pourquoi pas!», a rétorqué le jeune homme plein d’ambition.
Charles Lacroix ouvre son premier restaurant en mai 1984. De là, les opportunités d’affaires se multiplient. Au cours des années qui suivent, l’homme d’affaires ouvre et dirige plusieurs établissements de restauration. On le voit notamment à la barre de plus d’un Liquor Store, de nombreuses Cages Aux Sports, du Merlin et du Turf. La région de Québec se voit alors prise d’assaut par le restaurateur affamé. «J’ai dirigé jusqu’à 5 restaurants différents en même temps», raconte Charles Lacroix. Jusque-là, le défi lui convient. Il se promène d’un établissement à l’autre, rencontre les gens, ses clients, ses employés. Il se sent comme un poisson dans l’eau.
Les années filent et les affaires vont bien. Jusqu’au jour où un conflit d’intérêt avec les franchiseurs de La Cage aux Sports amène Charles Lacroix à reconsidérer son partenariat avec l’entreprise. «On avait des opinions différentes. On ne s’entendait plus. Les franchiseurs ont donc acheté mes restaurants», explique Charles Lacroix.
Jusqu'alors, l’homme d’affaires a déjà dirigé plus d’une vingtaine de restaurants. Son expérience n’est plus à faire, et l’envie de se trouver un nouveau défi se fait sentir. Il se tourne alors vers les restaurants Boston Pizza. Tout de suite, la façon de faire de l’entreprise plaît à Charles Lacroix. Après une première rencontre avec le franchiseur, on sent tout de suite les atomes crochus. « Boston Pizza possède 275 franchises au Canada. Ils n’ont jamais fermé un restaurant. Malgré mon expérience, ils ont beaucoup de choses à m’apprendre, raconte le restaurateur. Je suis très content de m’être joint à eux ».
Malgré la compétition féroce qui guette en permanence le domaine de la restauration, Charles Lacroix joue ses cartes avec une main de maître. Il explique cependant que la chance n’a rien à voir avec son succès. « Quand t’es bon, t’es chanceux !», s’amuse à dire l’homme d’affaires. Il ne va pas sans avouer que la restauration est un milieu très difficile, surtout pour les débutants. « Le gros problème, c’est que n’importe qui peut ouvrir un restaurant. Ça ne prend pas de diplôme, pas d’expérience », explique-t-il. Ce qui entraîne plusieurs essais et erreurs nuisibles pour le crédit de celui qui échoue et l’autre qui s’en suit. «Les établissements financiers sont de plus en plus réticents à prêter de l’argent à un jeune qui souhaite ouvrir un nouveau restaurant», raconte Charles Lacroix. Il ne reste plus qu’à bien planifier ses affaires, et suivre les conseils de ceux qui roulent leur bosse depuis longtemps.
D’après Charles Lacroix, le succès vient d’abord des gens avec qui on se lance en affaires. « Il faut savoir s’entourer », tient-il à souligner.
Chez Boston Pizza, Charles Lacroix compte beaucoup sur son partenaire Marc Pigeon, qu’il connaît du temps où il dirigeait ses restaurants de La Cage aux Sports. «Marc et moi, on se complète. Moi, je n’engage aucun employé, je ne gère pas le personnel. C’est Marc qui fait tout ça», explique l’homme d’affaires. Alors que son partenaire administre, Charles Lacroix s’occupe des relations avec le public et assure la satisfaction des clients. « Souvent, Marc me raconte qu’il ne ferait jamais mon travail. Moi, je lui réponds la même chose. C’est pour ça que ça marche! »
Le choix de l’entreprise avec laquelle s’associer n’est pas à négliger non plus, loin de là. « Il faut trouver la bonne franchise », insiste Charles Lacroix. Pour ce faire, il faut prendre le temps de s’informer. « Fouiller, poser des questions aux franchiseurs, mais surtout, aller voir plus loin », explique-t-il. « Trop souvent, celle ou celui qui désire se partir en affaires se lance tout de suite après une simple rencontre avec le franchiseur. Voilà une grave erreur de jugement », raconte notre homme d’expérience. Il arrive que les responsables d’une entreprise vantent de façon exagérée la rentabilité, le fonctionnement ou les principes d’une franchise. « Les chiffres d’affaires du dossier de présentation sont souvent gonflés », cite, comme exemple, Charles Lacroix. L’homme d’affaires conseille alors de faire ses propres recherches, de se déplacer, visiter des restaurants déjà ouverts, rencontrer d’autres franchisés. « Ils seront les mieux placés pour parler de leur expérience », explique celui-ci. Tout revient encore à dire qu’il faut savoir s’entourer, prendre le temps de faire les bons choix.
Les bons choix, Charles Lacroix les a fait jusqu’ici. Déjà l’an passé, il a remporté l’honneur du développeur de l’année pour la chaîne de restaurants Boston Pizza. Il est aujourd’hui à la barre de deux franchises de la compagnie, l’une située à Beauport et l’autre à Saint-Nicolas, dans la région de Québec. À l’automne, il prévoit l’ouverture d’un troisième restaurant à l’Ancienne Lorette. Après quoi, Charles Lacroix ne vise qu'à remporter le trophée du franchisé de l’année. Pour ça, tout chez lui devra être et rester impeccable ! Rien de moins !
À chaque instant qui s’offre à lui, il lève la tête vers un client souriant, puis s’arrête pour jaser un peu. Charles Lacroix adore bavarder avec la clientèle qui franchit les portes de l’établissement. Jamais il ne se fait prier pour échanger et rire, pour s’amuser avec les gens qui viennent faire un tour. « J’aimais avoir du fun », se souvient l’homme d’affaires. La bonne humeur du jeune homme qui rentre à la maison après une journée de travail est souvent palpable. Si bien que le monde autour l’encourage à envisager la restauration comme une avenue considérable. «T’as un don avec le public, lui lance, un jour, sa mère. « Pourquoi ne lancerais-tu pas ton propre restaurant ? Pourquoi ? Et puis pourquoi pas!», a rétorqué le jeune homme plein d’ambition.
Charles Lacroix ouvre son premier restaurant en mai 1984. De là, les opportunités d’affaires se multiplient. Au cours des années qui suivent, l’homme d’affaires ouvre et dirige plusieurs établissements de restauration. On le voit notamment à la barre de plus d’un Liquor Store, de nombreuses Cages Aux Sports, du Merlin et du Turf. La région de Québec se voit alors prise d’assaut par le restaurateur affamé. «J’ai dirigé jusqu’à 5 restaurants différents en même temps», raconte Charles Lacroix. Jusque-là, le défi lui convient. Il se promène d’un établissement à l’autre, rencontre les gens, ses clients, ses employés. Il se sent comme un poisson dans l’eau.
Les années filent et les affaires vont bien. Jusqu’au jour où un conflit d’intérêt avec les franchiseurs de La Cage aux Sports amène Charles Lacroix à reconsidérer son partenariat avec l’entreprise. «On avait des opinions différentes. On ne s’entendait plus. Les franchiseurs ont donc acheté mes restaurants», explique Charles Lacroix.
Jusqu'alors, l’homme d’affaires a déjà dirigé plus d’une vingtaine de restaurants. Son expérience n’est plus à faire, et l’envie de se trouver un nouveau défi se fait sentir. Il se tourne alors vers les restaurants Boston Pizza. Tout de suite, la façon de faire de l’entreprise plaît à Charles Lacroix. Après une première rencontre avec le franchiseur, on sent tout de suite les atomes crochus. « Boston Pizza possède 275 franchises au Canada. Ils n’ont jamais fermé un restaurant. Malgré mon expérience, ils ont beaucoup de choses à m’apprendre, raconte le restaurateur. Je suis très content de m’être joint à eux ».
Malgré la compétition féroce qui guette en permanence le domaine de la restauration, Charles Lacroix joue ses cartes avec une main de maître. Il explique cependant que la chance n’a rien à voir avec son succès. « Quand t’es bon, t’es chanceux !», s’amuse à dire l’homme d’affaires. Il ne va pas sans avouer que la restauration est un milieu très difficile, surtout pour les débutants. « Le gros problème, c’est que n’importe qui peut ouvrir un restaurant. Ça ne prend pas de diplôme, pas d’expérience », explique-t-il. Ce qui entraîne plusieurs essais et erreurs nuisibles pour le crédit de celui qui échoue et l’autre qui s’en suit. «Les établissements financiers sont de plus en plus réticents à prêter de l’argent à un jeune qui souhaite ouvrir un nouveau restaurant», raconte Charles Lacroix. Il ne reste plus qu’à bien planifier ses affaires, et suivre les conseils de ceux qui roulent leur bosse depuis longtemps.
D’après Charles Lacroix, le succès vient d’abord des gens avec qui on se lance en affaires. « Il faut savoir s’entourer », tient-il à souligner.
Chez Boston Pizza, Charles Lacroix compte beaucoup sur son partenaire Marc Pigeon, qu’il connaît du temps où il dirigeait ses restaurants de La Cage aux Sports. «Marc et moi, on se complète. Moi, je n’engage aucun employé, je ne gère pas le personnel. C’est Marc qui fait tout ça», explique l’homme d’affaires. Alors que son partenaire administre, Charles Lacroix s’occupe des relations avec le public et assure la satisfaction des clients. « Souvent, Marc me raconte qu’il ne ferait jamais mon travail. Moi, je lui réponds la même chose. C’est pour ça que ça marche! »
Le choix de l’entreprise avec laquelle s’associer n’est pas à négliger non plus, loin de là. « Il faut trouver la bonne franchise », insiste Charles Lacroix. Pour ce faire, il faut prendre le temps de s’informer. « Fouiller, poser des questions aux franchiseurs, mais surtout, aller voir plus loin », explique-t-il. « Trop souvent, celle ou celui qui désire se partir en affaires se lance tout de suite après une simple rencontre avec le franchiseur. Voilà une grave erreur de jugement », raconte notre homme d’expérience. Il arrive que les responsables d’une entreprise vantent de façon exagérée la rentabilité, le fonctionnement ou les principes d’une franchise. « Les chiffres d’affaires du dossier de présentation sont souvent gonflés », cite, comme exemple, Charles Lacroix. L’homme d’affaires conseille alors de faire ses propres recherches, de se déplacer, visiter des restaurants déjà ouverts, rencontrer d’autres franchisés. « Ils seront les mieux placés pour parler de leur expérience », explique celui-ci. Tout revient encore à dire qu’il faut savoir s’entourer, prendre le temps de faire les bons choix.
Les bons choix, Charles Lacroix les a fait jusqu’ici. Déjà l’an passé, il a remporté l’honneur du développeur de l’année pour la chaîne de restaurants Boston Pizza. Il est aujourd’hui à la barre de deux franchises de la compagnie, l’une située à Beauport et l’autre à Saint-Nicolas, dans la région de Québec. À l’automne, il prévoit l’ouverture d’un troisième restaurant à l’Ancienne Lorette. Après quoi, Charles Lacroix ne vise qu'à remporter le trophée du franchisé de l’année. Pour ça, tout chez lui devra être et rester impeccable ! Rien de moins !




















